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Cinéma International


CHIEN 51 de Cédric Gimenez (2025). Quand la ville se fragmente... jusqu'à l'explosion !
Quand les frontières s'effacent à l'échelle du continent européen, elles se reconstituent, plus dures, à l'intérieur même du pays, et particulièrement au sein des grandes villes... Trois zones partagent le Paris de 2045 : l'Île de la Cité (pour "l'élite"), la ville elle-même (pour les "classes moyennes", puis l'au-delà du Périphérique (pour les "déracinés" et le nouveau "prolétariat"). Ces secteurs, ultra-hiérarchisés socialement, séparés matériellement par des points de cont


UNE ENFANCE ALLEMANDE, ÎLE D’AMRUM 1945. Fatih Akin (2025). La tragédie du quotidien sur fond de catastrophe allemande.
La difficile quête d’un jeune garçon pour apporter à sa mère, qui vient d’accoucher à nouveau, le pain blanc, le beurre et le miel dont elle rêve. Les obstacles à surmonter en une période d’extrême pénurie… Tensions de tous côtés sur cette île isolée en mer du Nord. Survie et dignité. Belle allure de cet enfant. Mélancolie infinie de l’image finale où, devenu vieux, il regarde le soleil qui se couche… Une scène invraisemblable : des Allemands de l’île en train de danser le j


LE CHEVAL DE TURIN, Béla Tarr (2011). Un monde qui s’achève, longuement, en une atmosphère crépusculaire ?
Ce cinéaste hongrois au style inhabituel vient de disparaître en ce début d’année. C’est l’occasion pour nous de l’évoquer… Méditation cinématographique, esthétique et austère, sur la densité du réel et la simplicité des choses. L'Etre est un mystère inquiétant... Difficile mais passionnant dès lors que l’on veut s’y pencher. Un visage du cinéma, aux côtés d’autres évidemment : nous aimons aussi le rire et la légèreté car il y a un temps pour tout… A noter : les "suppléments"


NOUVELLE VAGUE de Richard Linklater (2025). Comment recréer efficacement ce que fut le tournage agité d'un "classique" du cinéma...
Tourné en un noir et blanc plus vrai que nature ! Richard Linklater fait revivre pour nous la personnalité du grand Jean-Luc Godard, en train de tourner le célèbre A BOUT DE SOUFFLE en 1960 : le réalisateur, entré dans la légende, apparaît comme fantasque, intraitable (même à l'égard du redouté producteur), capable de briser les habitudes pour créer un esprit nouveau, sans pour autant tomber dans la provocation inutile à laquelle certains créateurs contemporains nous ont hél


HER de Spike Jonze (2013) : Le film de l’Intelligence artificielle...
L'amour abstrait d'un homme pour la voix d'une femme irréelle : quand le froid royaume du SIMULACRE avoisine la réalité avant de s'évanouir. La vérité de ce film n'est pas, bien sûr, d'être une "simple" histoire d'amour adaptée aux fantasmes technologiques de notre temps : il conduit à une méditation sur la déréalisation du monde, sur les perspectives de l'Intelligence artificielle (rêve ou cauchemar ?). La voix numérique : "J'ai pensé qu'on n'avait pas de photos de nous,


PIERRROT LE FOU de Jean-Luc Godard (1965) : une sorte de pleine liberté, absurde mais vivante !
Cet homme et cette femme pouvaient-ils s'entendre ? - Elle :"Avec cet argent, on aurait pu aller à Chicago, Las Vegas, Monaco..." - Lui :"Moi, ç'aurait été Florence, Venise, Athènes..." On lit à haute voix "Les pieds-nickelés“ aussi bien que ”L'histoire de l'art" d'Elie Faure ou "Guignol's band" de Céline... On pratique la violence et l'individualisme absolu... On s'exclame : => "La vie est peut-être triste mais elle est toujours belle !" => "Qu'est-ce qu'on fera ? Rien, on e


LA NUIT AMERICAINE de François Truffaut (1973) : le film qui décrit... la naissance d'un film !
Le charme des années 70, dans les studios de la Victorine à Nice. Toute l'atmosphère d'un tournage et son quotidien agité : tempéraments entrechoqués, amours et tensions, imprévus constants. Une réalité que le simple spectateur ne perçoit pas habituellement et qui est pourtant le coeur de ce cinéma que l'on aime ! Recréer la naissance d'un film et en faire un sujet est un exercice rarement pratiqué ! On aperçoit dans une scène des livres sur le cinéma appartenant au réalisate
Tracer un cadre, raconter le monde : des peintures rupestres aux formats contemporains
Depuis les premières peintures rupestres, l’être humain cherche à délimiter ce qu’il représente. Pourtant, ces figures primitives nous apparaissent aujourd’hui comme disposées sans hiérarchie ni ordre apparent. Il faudra attendre la sédentarisation et l’organisation agricole pour que les surfaces dessinées ou sculptées commencent à répondre à une forme de géométrie, reflet d’un monde désormais structuré. Les premières traces de peinture antique qui nous sont parvenues prennen
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