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Cinéma International


DAAAAAALI ! /Quentin dupieux (2024).
L'art de filmer, dans l'esprit surréaliste, LE peintre du surréalisme ! Avec ce que cela comporte : brisures du temps, absurdité de tout, doutes incohérents, humour non maîtrisé (c'est un compliment !), rêves à répétition insérés dans une réalité improbable, tragédie et burlesque du monde ! L'aspect "réactionnaire" assumé (anarchisme conservateur ?) de Dali est passé sous silence, mais ce n'est pas dans l'air du temps... Dommage ! Déclarations de Salvador Dali (nous saurons f


MA LOUTE / Bruno Dumont (2016)
Cher Monsieur Luchini, C'est au plus difficile de vos personnages que je voudrais m'adresser aujourd'hui, à savoir le bourgeois désabusé de "Ma Loute". Je suis en effet insatisfait de tous les commentaires -positifs comme négatifs- que j'ai pu entendre concernant ce film : les uns exaltant le rire qu'il peut susciter et la qualité de cette "comédie" (mais est-ce bien une comédie ?) les autres le rejetant violemment et critiquant la cruauté grotesque (disent-ils) des personnag


YANNICK / Quentin Dupieux (2023)
Avec de petits moyens (et tourné en six jours dans un théâtre parisien !), une sorte de huis-clos insolite où s’accordent situations surréalistes, tristesse absurde et comique spontané ! C’est l’univers nouveau, en un lieu fermé, créé par quelqu’un (le dénommé Yannick) qui prend littéralement le pouvoir sur les acteurs et les spectateurs lors d’une représentation théâtrale : surprenant et déstabilisant… Une vraie réussite où chacun tient son rôle, avec un intervenant principa


ORWELL 2+2=5 / Raoul Peck (2025).
C’est une bonne idée que de vouloir construire un documentaire autour de Gorge Orwell (1903-1950), romancier et chroniqueur britannique, connu tout particulièrement pour son roman « 1984 », qui dressait l’effrayant portrait d’une dictature totalitaire anonyme (derrière la figure de « Big Brother ») allant au-delà, dans ses pouvoirs sur les individus, de ce que pouvaient réaliser la Russie soviétique ou l’Allemagne hitlérienne… Ce film est néanmoins un pari difficile compte te


LA VAGUE / Dennis Gansel (2008). Reconstituer une dictature en... travail de groupe ?
Quand un professeur veut faire vivre à ses élèves ce que peut être la création d'une "communauté", vivante mais avec ses codes, sa solidarité, ses rites, ses hiérarchies et ses fermetures... Mais, plutôt qu'un exemple de totalitarisme, ne recrée-t-il pas un simple "clan" (une bande ?) à l'échelle d'un petit groupe ? La leçon que veut donner le réalisateur : tout ce qui va à l'encontre de l'individualisme occidental moderne constitue inévitablement une dangereuse menace d'un r


CHIEN 51 de Cédric Gimenez (2025). Quand la ville se fragmente... jusqu'à l'explosion !
Quand les frontières s'effacent à l'échelle du continent européen, elles se reconstituent, plus dures, à l'intérieur même du pays, et particulièrement au sein des grandes villes... Trois zones partagent le Paris de 2045 : l'Île de la Cité (pour "l'élite"), la ville elle-même (pour les "classes moyennes", puis l'au-delà du Périphérique (pour les "déracinés" et le nouveau "prolétariat"). Ces secteurs, ultra-hiérarchisés socialement, séparés matériellement par des points de cont


LA BÊTE HUMAINE un monument de la littérature française, signé Emile Zola.
Cette œuvre donna naissance à un autre monument.. du cinéma celui-ci. La réalisation est signée Jean Renoir, le digne fils d’Auguste, le célèbre peintre. Le miracle du cinéma peut se produire parfois.. c’est indéniablement le cas pour ce film. Renoir s’entourant des meilleurs. Jean Gabin, l’interprète principal, lui aussi un monument, « Le » Jean Gabin d’avant-guerre, le héros, le séducteur. Mais ici un séducteur et surtout un amoureux déchu, maudit. Maudit par son hérédité,


UNE ENFANCE ALLEMANDE, ÎLE D’AMRUM 1945. Fatih Akin (2025). La tragédie du quotidien sur fond de catastrophe allemande.
La difficile quête d’un jeune garçon pour apporter à sa mère, qui vient d’accoucher à nouveau, le pain blanc, le beurre et le miel dont elle rêve. Les obstacles à surmonter en une période d’extrême pénurie… Tensions de tous côtés sur cette île isolée en mer du Nord. Survie et dignité. Belle allure de cet enfant. Mélancolie infinie de l’image finale où, devenu vieux, il regarde le soleil qui se couche… Une scène invraisemblable : des Allemands de l’île en train de danser le j


LE CHEVAL DE TURIN, Béla Tarr (2011). Un monde qui s’achève, longuement, en une atmosphère crépusculaire ?
Ce cinéaste hongrois au style inhabituel vient de disparaître en ce début d’année. C’est l’occasion pour nous de l’évoquer… Méditation cinématographique, esthétique et austère, sur la densité du réel et la simplicité des choses. L'Etre est un mystère inquiétant... Difficile mais passionnant dès lors que l’on veut s’y pencher. Un visage du cinéma, aux côtés d’autres évidemment : nous aimons aussi le rire et la légèreté car il y a un temps pour tout… A noter : les "suppléments"


NOUVELLE VAGUE de Richard Linklater (2025). Comment recréer efficacement ce que fut le tournage agité d'un "classique" du cinéma...
Tourné en un noir et blanc plus vrai que nature ! Richard Linklater fait revivre pour nous la personnalité du grand Jean-Luc Godard, en train de tourner le célèbre A BOUT DE SOUFFLE en 1960 : le réalisateur, entré dans la légende, apparaît comme fantasque, intraitable (même à l'égard du redouté producteur), capable de briser les habitudes pour créer un esprit nouveau, sans pour autant tomber dans la provocation inutile à laquelle certains créateurs contemporains nous ont hél


HER de Spike Jonze (2013) : Le film de l’Intelligence artificielle...
L'amour abstrait d'un homme pour la voix d'une femme irréelle : quand le froid royaume du SIMULACRE avoisine la réalité avant de s'évanouir. La vérité de ce film n'est pas, bien sûr, d'être une "simple" histoire d'amour adaptée aux fantasmes technologiques de notre temps : il conduit à une méditation sur la déréalisation du monde, sur les perspectives de l'Intelligence artificielle (rêve ou cauchemar ?). La voix numérique : "J'ai pensé qu'on n'avait pas de photos de nous,


C’est un roman de Patricia Highsmith, « Le talentueux Monsieur Ripley » qui inspira le réalisateur René Clement
Ce thriller psychologique voire machiavélique donna une œuvre que l’on peut considérer comme un cas d’école en matière cinématographique, « Plein Soleil ». Trois protagonistes, chacun doté d’une beauté fulgurante, voire surnaturelle. Alain Delon, Marie Laforêt et Maurice Ronet. Chaque plan, chaque couleur si bien étalonnée, chaque détail, tout est simplement étudié au millimètre près. Même des images subliminales et très symboliques peuvent se faire ressentir. Dans un seul bu


PIERRROT LE FOU de Jean-Luc Godard (1965) : une sorte de pleine liberté, absurde mais vivante !
Cet homme et cette femme pouvaient-ils s'entendre ? - Elle :"Avec cet argent, on aurait pu aller à Chicago, Las Vegas, Monaco..." - Lui :"Moi, ç'aurait été Florence, Venise, Athènes..." On lit à haute voix "Les pieds-nickelés“ aussi bien que ”L'histoire de l'art" d'Elie Faure ou "Guignol's band" de Céline... On pratique la violence et l'individualisme absolu... On s'exclame : => "La vie est peut-être triste mais elle est toujours belle !" => "Qu'est-ce qu'on fera ? Rien, on e


LA NUIT AMERICAINE de François Truffaut (1973) : le film qui décrit... la naissance d'un film !
Le charme des années 70, dans les studios de la Victorine à Nice. Toute l'atmosphère d'un tournage et son quotidien agité : tempéraments entrechoqués, amours et tensions, imprévus constants. Une réalité que le simple spectateur ne perçoit pas habituellement et qui est pourtant le coeur de ce cinéma que l'on aime ! Recréer la naissance d'un film et en faire un sujet est un exercice rarement pratiqué ! On aperçoit dans une scène des livres sur le cinéma appartenant au réalisate


Voyage vers l’éveil : LITTLE BOUDDHA de Bernardo Bertolucci (1993)
Little bouddha (Bernardo Bertolucci, 1993) propose une construction singulière, fondée sur l’entrelacement. Le film avance sur deux lignes narratives qui se répondent sans cesse : d’un côté, le quotidien d’une famille américaine aisée à Seattle au début des années 1990 ; de l’autre, des séquences qui racontent le mythe du prince Siddhartha, destiné à devenir le Bouddha. Ce dispositif pourrait sembler artificiel, mais il devient ici une passerelle : deux mondes que tout oppose


Le lien à la terre qui transforme : UNE GRANDE ANNÉE de Ridley Scott 2006
Sous ses airs de comédie dramatique élégante, Une grande année (2006), réalisé par Ridley Scott, raconte une métamorphose. Celle de Max, banquier d’affaires londonien et trader en pleine ascension, brillant mais desséché par une vie réglée sur l’utile, le chiffre et l’image. Quand un scandale le fragilise et que la mort de son oncle Henri l’oblige à revenir en Provence pour régler une succession, il remet les pieds dans un domaine viticole où il passait autrefois tous ses été


DANS UN JARDIN QU'ON DIRAIT ETERNEL de Ōmori Tatsushi (2020)
Dans un jardin qu’on dirait éternel , réalisé par Ōmori Tatsushi et sorti en 2020, installe d’emblée une expérience rare : celle d’un film qui ne raconte pas seulement un apprentissage, mais une manière de se tenir au monde. Dans une maison traditionnelle de Yokohama, Noriko et Michiko, deux jeunes femmes fraîchement diplômées, découvrent l’art ancestral de la cérémonie du thé. Très vite, ce cadre intimiste devient un laboratoire du temps long, de la précision, et d’une atten


LA BELLE ET LA BÊTE : la vraie, par Jean Cocteau (1945)
C’est une nouvelle de Madame Jeanne-Marie Leprince de Beaumont qui inspira bon nombre d’adaptations cinématographiques à travers le monde au cours du 20eme et 21eme siècle. Son titre, « La Belle et la Bête ». Parmi ces adaptations cinématographiques, celle de Jean Cocteau en 1945. Un tournage périlleux que les conditions de cette époque n’ont pas épargné. Un couvre feu, des alertes incessantes, une maladie de peau qui rongeat littéralement la santé de son réalisateur. Mais nu
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